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Henri Irénée Marrou est une des grandes personnalités d’historiens du XXème siècle.

Universitaire éminent (de l’École Normale Supérieure  à la Sorbonne et à  l’Institut de France ), professeur  d’Histoire ancienne,  il s’attache particulièrement au « Bas-Empire » romain, période pour laquelle il a fait prévaloir définitivement le nom d’ Antiquité tardive. Le principal objet de ses  enseignements et de ses recherches  est  l’histoire du christianisme  du  IIIème au VIème siècle,  incluant les  Pères de l’Église,  et  Saint Augustin entre tous.

Historien de l’Antiquité, il est aussi un théoricien de l’histoire qui ne relève d’aucune « école » ; il s’en prend vigoureusement à l’histoire positiviste et à toute  « théorie » de l’histoire.

Historien de l’Église, d’une érudition irréprochable,  il est aussi chrétien et catholique romain,  et  contribue bénévolement aux publications et activités de formation religieuse  pour lesquelles  il est fréquemment sollicité.

Historien des civilisations du passé, observateur passionné de celle à laquelle  il appartient, il  œuvre  essentiellement   à l’expansion de la culture qui permet à l’homme de s’accomplir, d’où sa proximité avec  Emmanuel  Mounier et son étroite participation à la revue Esprit.  Très tôt dans sa vie et jusqu’à la fin, il milite contre  la « barbarie » des  idéologies totalitaires, destructrices  de la culture  et finalement  des hommes eux-mêmes.

Ainsi se justifient ses engagements de citoyen, dénonciateur précoce du fascisme, résistant, intervenant  contre la torture en Algérie.  Ainsi s’expliquent  les longues réflexions et les œuvres qu’il consacre à l’éducation, à la musique et à la musicologie, à la chanson populaire, aux troubadours.